Pr Jeremy Duff - le grec biblique

Pr Jeremy Duff - le grec biblique

Article rédigé par la classe de Terminale - option grec

Après avoir traduit Homère, Platon et Epicure, notre classe de terminale s’est tournée vers le grec biblique afin de mieux apprécier les différentes facettes de l'hellénisme.

Nous avons traduit le livre 1 de la Genèse et le discours de Paul devant l'Aréopage. C’est dans ce cadre que le Professeur Jeremy Duff, auteur d’une Grammaire du Nouveau Testament et proviseur de St Padarn’s à Cardiff, est intervenu le mercredi 18 mai afin de nous dévoiler certaines caractéristiques du grec biblique.

Voici quelques éléments que nous avons découverts :

Le format du codex, c’est-à-dire le livre relié, a été popularisé par les chrétiens avec la diffusion de la Bible, beaucoup plus pratique à consulter, transporter et dissimuler que le volumen (rouleau).

Les manuscrits ne comportaient ni minuscules, ni ponctuation, ni espaces. Ce qui peut nous surprendre aujourd’hui était tout à fait ordinaire à l’époque.

Les chrétiens sont parmi les premiers à utiliser des abréviations. Celles-ci concernent principalement les grandes figures bibliques tels que Dieu, Jésus, le Christ ou encore le Fils : ce sont les “nomina sacra”, propres à la communauté chrétienne.

On peut avoir une idée de la prononciation du grec de l’époque grâce aux fautes de copie commises par des scribes.

Ce qui nous a le plus frappés sont les enjeux autour de la traduction et des interprétations qui en découlent. Ainsi, traduire le mot grec “pronoeite” comme “faites pénitence”, au lieu de “repentez-vous”, justifie l’existence d’une institution religieuse, l’Église et des rites associés, et s’éloigne du caractère personnel de la démarche qui est contenu dans le sens premier du mot. D’où l’intérêt de revenir aux sources, quitte à en payer parfois le prix fort. Témoin le traducteur Tyndale qui fut exécuté pour sa traduction très fidèle aux textes grecs d’origine mais contraire aux intérêts de l’institution.

Dans certains cas traduire c’est trahir mais dans d’autres c’est s’engager.

Classe de Terminale - option LCA grec

The elements of New Testament Greek by Jeremy Duff ; nouvelle grammaire du Nouveau Testament

 

Article rédigé par la classe de Terminale - option grec

Après avoir traduit Homère, Platon et Epicure, notre classe de terminale s’est tournée vers le grec biblique afin de mieux apprécier les différentes facettes de l'hellénisme.

Nous avons traduit le livre 1 de la Genèse et le discours de Paul devant l'Aréopage. C’est dans ce cadre que le Professeur Jeremy Duff, auteur d’une Grammaire du Nouveau Testament et proviseur de St Padarn’s à Cardiff, est intervenu le mercredi 18 mai afin de nous dévoiler certaines caractéristiques du grec biblique.

Voici quelques éléments que nous avons découverts :

Le format du codex, c’est-à-dire le livre relié, a été popularisé par les chrétiens avec la diffusion de la Bible, beaucoup plus pratique à consulter, transporter et dissimuler que le volumen (rouleau).

Les manuscrits ne comportaient ni minuscules, ni ponctuation, ni espaces. Ce qui peut nous surprendre aujourd’hui était tout à fait ordinaire à l’époque.

Les chrétiens sont parmi les premiers à utiliser des abréviations. Celles-ci concernent principalement les grandes figures bibliques tels que Dieu, Jésus, le Christ ou encore le Fils : ce sont les “nomina sacra”, propres à la communauté chrétienne.

On peut avoir une idée de la prononciation du grec de l’époque grâce aux fautes de copie commises par des scribes.

Ce qui nous a le plus frappés sont les enjeux autour de la traduction et des interprétations qui en découlent. Ainsi, traduire le mot grec “pronoeite” comme “faites pénitence”, au lieu de “repentez-vous”, justifie l’existence d’une institution religieuse, l’Église et des rites associés, et s’éloigne du caractère personnel de la démarche qui est contenu dans le sens premier du mot. D’où l’intérêt de revenir aux sources, quitte à en payer parfois le prix fort. Témoin le traducteur Tyndale qui fut exécuté pour sa traduction très fidèle aux textes grecs d’origine mais contraire aux intérêts de l’institution.

Dans certains cas traduire c’est trahir mais dans d’autres c’est s’engager.

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